FAQ

Qu'est-ce qu'une arme à feu ?

L'article 2 du Code criminel définit une arme à feu comme une " arme à canon d'où peut être tiré un plomb, une balle ou un autre projectile et qui est capable de causer des blessures graves ou la mort à une personne, y compris la carcasse ou la boîte de culasse d'une telle arme à canon et tout ce qui peut être adapté pour servir d'arme à feu ".

Au Canada, les armes à feu sont divisées en trois catégories : sans restriction, à restriction et prohibées. Selon les informations de la GRC, une arme sans restriction "comprend toute carabine ou tout fusil de chasse qui n'est ni à restriction ni prohibé. La plupart des armes d'épaule courantes sont sans restriction, mais il y a des exceptions. "

Qu'est-ce qu'une arme à feu à autorisation restreinte ?

Selon la GRC, cette catégorie comprend :

  • les armes de poing et autres armes à feu qui ne sont pas des armes à feu prohibées ;
  • les armes à feu dont le canon a une longueur inférieure à 470 mm ;
  • qui sont capables de décharger des munitions à percussion centrale de façon semi-automatique ;
  • celles conçues ou adaptées pour être tirées lorsqu'elles sont réduites à une longueur inférieure à 660 mm par pliage, télescopage ou autre ; et
  • les armes à feu de tout autre type prescrit comme étant des armes à feu à autorisation restreinte dans les règlements.

Les fins autorisées pour la possession d'une arme sans restriction peuvent comprendre le tir à la cible ou les compétitions de tir à la cible, ou comme partie d'une collection d'armes à feu. Le document de la GRC ajoute "dans des circonstances limitées, l'utilisation dans le cadre de sa profession ou de son occupation légitime, ou pour protéger la vie".

Un permis de transport est nécessaire pour transporter une arme à feu à autorisation restreinte de votre domicile où elle est enregistrée à un autre endroit, comme un champ de tir. Il est interdit de chasser avec des armes à feu à autorisation restreinte au Canada.

Qu'est-ce qu'une arme à feu prohibée ?

La GRC définit les armes à feu prohibées comme suit :

  • les armes de poing dont le canon est d'une longueur égale ou inférieure à 105 mm ;
  • les armes de poing conçues ou adaptées pour décharger une cartouche de calibre 25 ou 32, à l'exclusion des armes de poing destinées à être utilisées dans des compétitions sportives internationales ;
  • les armes à feu adaptées à partir d'une carabine ou d'un fusil de chasse, que ce soit par sciage, découpage ou toute autre modification ; et
  • les armes à feu automatiques, modifiées ou non pour ne tirer qu'un seul projectile en appuyant sur la détente.

Selon un document de mai 2020 de Sécurité publique Canada (SPC), plus de 1 500 modèles d'armes à feu de type assaut et " certaines composantes de certaines armes à feu nouvellement interdites (les récepteurs supérieurs des modèles d'armes à feu M16, AR-10, AR-15 et M4) " sont considérés comme des armes interdites. Ces armes à feu ne peuvent plus être utilisées, vendues, importées, transférées ou transportées légalement, sauf dans le cadre du programme d'amnistie, précise le document, qui ajoute qu'"un particulier ne devrait pas remettre une arme à feu à un poste de police sans avoir pris au préalable des dispositions avec un agent de police pour une livraison ou un ramassage sûr et programmé."

La plupart des types d'armes à feu prohibées bénéficient de "droits acquis" à leurs propriétaires légaux actuels, ce qui signifie que les propriétaires sont autorisés à les posséder, mais qu'elles ne peuvent être cédées à d'autres. Si vous ne possédez pas déjà des armes d'épaule prohibées, il n'existe généralement aucun moyen légal d'acquérir des armes à feu de ce type.

Pourquoi certaines armes sont-elles interdites ?

Dans un jugement de 1993, la Cour suprême du Canada (CSC) a offert ce raisonnement pour expliquer pourquoi les armes automatiques sont interdites au Canada :

"Considérons un instant la nature des armes automatiques, c'est-à-dire les armes qui sont capables de tirer des cartouches en succession rapide au cours d'une seule pression sur la détente", peut-on lire dans des documents judiciaires. "Ces armes sont conçues pour tuer et mutiler un grand nombre de personnes rapidement et efficacement. Elles ne servent à rien d'autre. Elles ne sont pas conçues pour chasser un autre animal que l'homme. Elles ne sont pas conçues pour tester l'habileté et la précision d'un tireur d'élite. Leur seule fonction est de tuer des gens. Ces armes n'ont aucune valeur pour le chasseur ou le tireur d'élite. Elles ne devraient donc être utilisées que par les forces armées et, dans certaines circonstances, par les forces de police. Il ne fait aucun doute que ces armes représentent une telle menace qu'elles constituent un danger réel et actuel pour tous les Canadiens. Il existe de bonnes raisons d'interdire leur utilisation à la lumière de la menace qu'ils représentent et de l'usage limité auquel ils peuvent être destinés. Leur interdiction garantit une société plus sûre".

La liste des armes à feu visées est disponible en ligne dans la Gazette du Canada, partie II. Le règlement est également disponible sur le site Web de Justice Canada, sous Lois et règlements codifiés, et sur le site Web du Programme canadien des armes à feu. Vous pouvez également appeler le Centre de contact du Programme canadien des armes à feu au 1-800-731-4000 pour confirmer si votre arme à feu est prohibée.

Qu'est-ce qui n'est pas une arme à feu ?

La GRC a publié une liste de ce qui n'est généralement pas considéré comme une arme à feu, " à condition que ces articles ne soient pas utilisés de façon criminelle ou négligente. " Cette liste comprend:

  • les armes à feu anciennes ;
  • les appareils conçus exclusivement pour signaler ou notifier une détresse, tirer des cartouches à blanc ou des rivets ;
  • les dispositifs de tir conçus exclusivement pour l'abattage d'animaux domestiques, la tranquillisation d'animaux ou la décharge de projectiles auxquels sont attachées des lignes
  • les fusils à air comprimé et autres armes à canon conçus pour avoir une vitesse initiale de 152,4 mètres par seconde ou moins et une énergie initiale de 5,7 joules ou moins.

Qu'est-ce que le test de l'œil de cochon ?

Pour déterminer ce qu'est une arme, les tribunaux s'appuient souvent sur ce qu'on appelle le test de l'œil de cochon. Il a été mis au point par la section des armes à feu du laboratoire médico-légal de la Gendarmerie royale du Canada, avec des plombs tirés à une distance de 10 pieds dans la cornée d'yeux de cochons à l'aide d'un fusil à pompe à balles BB, afin de déterminer quelle capacité initiale était nécessaire pour causer des dommages à l'œil.

Un jugement de 2013 de la Cour d'appel de l'Ontario a expliqué que le test "est une norme pour déterminer les capacités d'un objet à canon à causer des blessures corporelles ou mortelles graves". La preuve était que si la vitesse était de 246 pi/s, l'objet répondait à la "norme V-500", qui est la vitesse requise pour que le projectile pénètre dans l'œil 50 % du temps."

Le jugement note qu'un œil de porc est utilisé pour ce test "en raison de leur taille et de leur composition similaire à celles de l'œil humain."

Ai-je besoin d'un permis pour une arme à air comprimé ?

Alors qu'une "arme à feu" désigne généralement une arme à canon d'où peut être déchargé tout projectile capable de causer des blessures corporelles graves, une exception partielle a été faite pour les armes à air comprimé de faible puissance. Ces dispositifs ne nécessitent pas d'enregistrement et le propriétaire/acheteur n'est pas tenu d'obtenir un permis.

Le projet de loi C-21, actuellement devant le Parlement, pourrait changer cela. Selon un rapport de presse, son objectif est de "mettre fin à la prolifération, à l'importation, à l'exportation ou à la vente de ces répliques d'armes à feu qui ressemblent exactement à des armes à feu réglementées et qui déchargent des projectiles à une vitesse dangereuse".

Bien que le rapport note que les représentants du gouvernement ont déclaré que le projet de loi ne visera pas "les propriétaires et les tireurs sportifs respectueux de la loi", certains détaillants d'armes à air comprimé sont toujours inquiets. L'article cite un détaillant d'équipement pour l'airsoft, un jeu populaire de simulation de combat militaire qui est "essentiellement un jeu de tag avec des armes simulées ... les joueurs portent une protection, y compris des lunettes de protection, et au lieu de billes de peinture, les joueurs d'airsoft se tirent dessus avec de petites billes en plastique biodégradable".

Il craint que la législation ne conduise à terme à l'interdiction des répliques de fusils de paintball et des "fusils airsoft utilisés par les joueurs dans tout le pays."

Un policier interrogé pour le rapport note que ces armes à air comprimé ressemblent aux vraies armes dont elles s'inspirent, y compris en arborant le logo du fabricant, ce qui conduit à des situations où les agents "ne peuvent pas faire la différence."

Combien d'armes à feu légales y a-t-il au Canada ?

Il n'existe aucun moyen précis de mesurer le nombre d'armes à feu détenues légalement au Canada. Un document du ministère de la Justice indique que "le nombre précis d'armes à feu utilisables est difficile à déterminer, que ce soit à partir de sources officielles ou par le biais d'enquêtes... toute mesure du volume d'armes à feu au Canada [est] une "estimation grossière"... le fait que les répondants aux enquêtes puissent systématiquement sous-estimer le nombre d'armes à feu qu'ils possèdent peut également poser problème."

Selon le MJ, " environ 25 % des ménages canadiens possèdent une arme à feu quelconque [...] on estime qu'environ 3 millions de civils au Canada possèdent des armes à feu ", le taux de possession étant beaucoup plus élevé au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest (67 %), contre 15 % dans les ménages ontariens.

Selon un document de la CFP, les Canadiens " possèdent collectivement environ 7 millions d'armes à feu et, de ce nombre, environ 1,2 million sont des armes à feu à autorisation restreinte. Les sondages indiquent invariablement que les Canadiens possèdent généralement plus d'armes d'épaule que d'autres types d'armes à feu [...] les estimations du nombre d'armes à feu en circulation au Canada se rapportent à celles qui sont détenues légalement ; elles ne tiennent pas compte des armes à feu volées, ni de celles qui sont importées et achetées illégalement. "

Il y a environ 100 000 armes à feu sans arme à feu à autorisation restreinte et prohibées - généralement des carabines et des fusils de chasse - enregistrées au nom de particuliers, selon le document, tandis que le "nombre d'armes à feu sans restriction ... n'est pas connu."

Ces chiffres sont terriblement bas, selon le site Web thegunblog.ca, qui affirme qu'il y a plus de 20 millions d'armes à feu au Canada, "appartenant à des particuliers pour la protection, la chasse, les loisirs, la compétition, la collection, le contrôle des prédateurs et d'autres utilisations bénéfiques."

D'autres statistiques intéressantes sur ce site indiquent qu'il y a 1 400 champs de tir à la cible au Canada, " soit à peu près le même nombre que de restaurants McDonald's " et que 13 % des propriétaires d'armes à feu titulaires d'un permis sont des femmes.

Un avocat expérimenté fait la différence

Les règlements concernant les armes à feu peuvent être déroutants et sont souvent mis à jour. Les propriétaires d'armes à feu ne sont parfois pas au courant des nouvelles règles, ce qui peut mener à des accusations. Si vous êtes confronté à une infraction liée aux armes à feu, contactez-moi pour une consultation gratuite afin que nous puissions planifier votre meilleure défense.

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